Venise express

Si nous sommes toutes deux amoureuses des grosses capitales bien modernes qui font rêver, celles que l’on voit dans les films, qui ont vu naître des musiciens, des écrivains ou  qui accueillent d’énormes évènements, nous sommes également complètement sous le charme des villes italiennes. Cet été nous sommes parties chacune de notre côté dans plusieurs de celles-ci. On attaque donc par la sérénissime, Venise. Disons j’attaque même, puisque (tristesse et désespoir) nous n’y sommes pas allées en amoureuses cette fois-ci…

1.jpg

Premières impressions

Comme mon petit groupe d’amis et moi étions déjà en Italie, nous avons fait l’aller retour en train depuis Vérone. Deux gares desservent la ville, celle de Mestre, et la seconde, celle par laquelle je suis arrivée, Santa Lucia (de Galbaaaani). Je dois bien le dire, dès que j’ai commencé à apercevoir de l’eau (la mer Adriatique oui voilà) au delà des rails, j’ai eu quelques frissons et surtout l’impression d’arriver dans un endroit dont j’ai rêvé depuis des années (ndlr : le jour où j’atteindrai la Vallée des rois, surveillez mon rythme cardiaque).

99 (3).jpg
Lorsque l’on sort de la gare, on est directement mis dans l’ambiance. Deux choses  :

  • Mon dieu c’est magnifique
  • Mon dieu, des gens partout, plein de gens, trop de gens.

3.jpg

On ne va pas y aller par 4 chemins, Venise est aussi magnifique que l’on le dit. Je pense que ce que j’ai préféré dans cette ville c’est avoir le sentiment qu’elle était ancrée dans une autre époque, quelque part en pleine renaissance italienne. Cela permet toutes sortes de rêveries, .pour ma part, j’avais 3 références culturelles récurrentes dont je ne suis pas très fière : Tomb Raider II, Assassin’s creed et James Bond (Casino Royale). Elles avaient forgé mon image de Venise et je m’y suis parfaitement retrouvée ! Dommage (mais normal) qu’elle soit inondée de touristes, c’est pour moi, la seule ombre au tableau.

17

Nous n’avions aucune idée en tête, nous savions que ce serait plus une visite de courtoisie et que nous n’allions pas faire le tour des monuments. Nous connaissions une chose : la Plazza San Marco. Nous décidions alors de nous y rendre à pieds, l’autre possibilité le bateau taxi : le Vaporetto. Ceci dit, après un rapide coup d’œil au prix du billet et à la file d’attente nous options rapidement pour les 30 minutes de marche.

Nous nous sommes donc mêlés à la foule et avons traversé le premier pont que nous trouvions afin d’entamer la balade. Eh bien, c’était le bon choix ! D’une part parce que tout est magnifique, on ne s’ennuie pas puisque l’on s’émerveille à chaque coin de rue ! D’autre part parce qu’énormément de gens optent pour les transports en commun, il y a donc beaucoup moins d’affluence une fois que l’on s’éloigne un peu de la gare. C’est l’occasion de parcourir les petites rues et de faire ses photos tranquillement, sans attendre son tour pour poser sur l’un des nombreux ponts de la ville.

Déambuler dans les rues de Venise

4.JPG

C’est une ville italienne, il n’y a aucun doute, ses petites rues étroites et colorées la trahissent immédiatement. Cela dit, elle diffère de ses consœurs par la quantité de ses petites rues. Il s’agit en effet d’un véritable dédale de ruelles qui se ressemblent toutes. La ville est donc à mon sens un  labyrinthe, cela dit, il n’est pas difficile de s’en sortir puisqu’aux croisements des rues se trouvent des panneaux indiquant la direction de la place San Marco ou de la gare. On ne parle évidemment pas des panneaux du style RUE JEAN JAURES que l’on connait si bien, il s’agit d’écriteaux jaune pâle ou blanc affichant de fines flèches qui ne gâchent en rien l’esthétisme de la ville. Rien ne choque, rien ne nous ramène en 2016, si ce n’est les touristes. Ces petites ruelles éloignées des gros axes sont donc le véritable atout charme de Venezia.

Il m’aura fallu une bonne heure (sans doute le temps de réaliser où je me trouvais), pour remarquer l’absence totale de voiture. C’est une évidence ! Et pourtant, cela m’a paru très important, je trouve que c’est en grande partie ce qui fait que la città sort du lot et donne l’illusion de se trouver dans une autre époque. J’ai vraiment eu la sensation d’être enfermée dans cette ville, l’impression qu’autour il n’y avait rien. À aucun moment je n’ai fait le lien avec le reste du monde. Arriver en train joue beaucoup ! Si l’on arrive en voiture, on visualise son trajet, dans un train, on ne voit rien d’autre que la végétation défiler puis soudain, la lagune : Venise.

Je me rends compte en écrivant cet article que s’il est évident que je suis tombée amoureuse de la ville, il est tout aussi clair que j’ai été d’avantage marquée par l’atmosphère qu’elle dégage que par son esthétique, et pourtant :

100 (92).JPG

La Piazza San Marco

Nous finissons au bout d’une heure (ou peut être 2) de marche très lente ponctuée par de nombreux arrêts par arriver sur la place San Marco.

Deux nouveaux mots :

  • Impressionnant
  • Immense

Elle est impressionnante par son immensité mais aussi parce qu’elle grouille de touristes, c’est une fourmilière, c’est Primark un premier jour de soldes ! C’est immense oui, bien sûr ça n’est pas la seule place au monde à donner cet effet mais ici ça l’est d’autant plus que nous étions arrivés de la Calle de la  Canonica, qui, sans surprise, est très étroite et ne laisse rien présager de tel !

8.JPG

L’impression est donc un peu celle de sortir du labyrinthe ! De trouver le trésor, et quel trésor. Sur notre gauche se trouve alors la Basilica Di San Marco et au bout de quelques pas, nous arrivons en face d’une immense tour, (il campanile) qui fait face au fameux Palais des Doges (Palazzo Ducale). Les photos qui vont suivre sauront, je l’espère, retranscrire la magnificence des lieux.

Tout autour de la place se trouvent des restaurants et des boutiques, mais pas le genre dans lesquels on s’arrête. Je vous parle ici de bijouteries qui cachent les prix tant ils sont indécents, de restaurants avec leur propre petit orchestre… Cela dit, il eut été déroutant de trouver autre chose qu’un service de luxe dans un endroit pareil !

Les commerces de la ville

Les commerces, parlons-en ! Je fus agréablement surprise (encore une fois) dans le sens où je m’attendais à des prix exorbitants du style 12 euros la carte postale…il n’en est RIEN. La première chose qui m’a frappée ? Les restaurants. Un menu classique par exemple et au bord du canal s’il vous plaît : 14 euros. Bien entendu il doit y avoir de toutes sortes en termes de prestations et donc de prix, mais il est tout à fait possible de déjeuner là bas sans vendre un rein. Pour ce qui est des rafraîchissements, ce fut une autre histoire. Peut être était-ce juste le coin où nous nous trouvions lorsque nous avons cherché à nous installer en terrasse, mais il m’a semblé que le choix était plus restreint que prévu pour une ville si touristique. Les prix cette fois sont fidèles à l’idée que je m’en étais faite…
Enfin, question souvenirs, il y a de quoi faire. Pour ma part, je visais l’un de ces masques en plâtre dont j’étais littéralement folle quand j’étais petite (et que j’ai recollé plusieurs fois). Il se trouve que j’en avais vu à Vérone et que j’avais vite détourné les yeux tant le prix était déraisonnable. Pourtant, au sein de Venise, je dirais qu’un masque d’une vingtaine de centimètres tourne autour des 10 euros et il y a de tous les prix ! Des minis masques pour les gens qu’on n’aime pas beaucoup mais à qui on  doit quand même ramener quelque chose par exemple pour 2 ou 3 euros, des masques/ boîte à bijoux, il y aussi les masques qui se portent…. Ils sont pour moi le symbole de la ville mais il est évident que les magasins proposent une multitudes d’autres souvenirs tels que les gondoles miniatures ou les magnets de frigo Palais des Doges ! Chacun son truc ! Pour ma part j’ai choisi trois masques différents, le plus gros de tous trônant aujourd’hui fièrement sur le mur de ma chambre.

Laisse les gondoles à Veniiseuuuh

Le printemps sur la Tamiiiseeeuh, AHEM… certes, les gondoles ! Ce n’est pas une légende, il y en a partout  et elles sont aussi kitchs que ce que l’on imagine. Les gondoliers sont vraiment habillés en marinière noire / rouge et blanche bien que le joli chapeau et le petit foulard soient parfois en option.

Quant à leurs embarcations, si elles arborent toutes une peinture extérieure noire par soucis d’égalité esthétique, l’intérieur de certaines m’a étrangement fait penser à un restaurant chinois, et aujourd’hui encore je me dis qu’il me faut investiguer pour découvrir la raison de la présence de ces têtes de dragon, de ces énormes assises noir laqué et de ce rouge vif couplé au doré. Photo à l’appui !

14

Un tour en gondole doit coûter 80e dans mon souvenir, nous n’en avons pas fait car il y a 6 places dans l’embarcation et que nous étions 7 (merci l’univers !).

Et donc ?

15

Finalement, je n’ai pas pu visiter tout ce que j’aurais voulu par manque de temps ou parfois  par désespoir (je n’ai qu’un argument à avancer : la file devant le palais des doges). Ce fut plutôt une grande ballade, mémorable, je suis tout de même entrée dans une église qui regroupait des instruments de musique d’époque, j’ai fait des photos, beaucoup de photos et j’ai trempé mon doigt dans l’eau, puis après j’ai réfléchis une seconde et je ne l’ai plus jamais refait.

18
En résumé, Venise est une ville magique et hors du temps à voir absolument, une journée suffit pour la traverser et apprécier son charme, mais évidemment, une visite des monuments nécessite un peu plus de temps ! J’y retournerai dès que j’en aurai l’occasion.

Je finis avec cette photo que j’ai intitulée Tomb Raider II, niveau 2 :

19.jpg

Allez bisous !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s